Faut-il taxer les produits “low-cost” et leurs consommateurs?

May 7, 2013
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Une nouvelle catégorie est née sur DdDNews.ch. Elle s’appelle Balle dans le pied. Voici donc le premier article de cette catégorie 🙂

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Comme  nombreux sont ceux à le savoir, les difficultés économiques que rencontre l’occident actuellement, n’est pas une crise. Ces difficultés financières que rencontrent nos pays,  concernent avant tout les pays qui pratiquent de prix bien en dessous de la valeur réelle d’un bien. Les difficultés que rencontrent certains pays ne sont que la conséquence de leur manière de consommer. Il est d’ailleurs intéressant de constater que ce sont les pays pratiquants de prix élevés qui subissent le moins la crise et gardent des finances nationales saines.

Je trouve toujours navrant de voir les gens parler de la value d’un objet ou d’un service en disant « ça ne vaut pas plus que X francs » et en ne prenant en compte UNIQUEMENT la matière dont est constitué le produit.
Seulement ces gens ne se rendent vraiment pas compte que la valeur d’un objet ne se limite pas à sa simple matière. Cet objet, ne serait rien sans ceux qui les ont fabriqués, sans ceux qui vous les aurait amené (il serait impossible pour vous d’aller le chercher vous-même si tout le monde ne contribuait pas à payer les transports publiques ou les routes qui vous permettraient d’aller le chercher vous-même).
D’ailleurs comme je l’explique dans mon article « Le prix des choses », pour connaitre la valeur d’un objet ou d’un service, il faut aussi prendre en considération la structure de la société où il est fabriqué et vendu. La matière elle-même ne coute RIEN.

Justement, les consommateurs et les entreprises qui fournissent un service ou un produit low-cost, le font en supprimant la partie sociale.
La crise alimentaire qui secoue l’Europe, les USA et certaines parties du monde, démontre que surtout dans l’alimentation la baisse des prix se fait au détriment de la stabilité sociale. Je ne sais pas si vous avez regardé l’émission « Capital » sur M6 dimanche dernier (le 5 Mai 2013) concernant la crise alimentaire ?
Mais cela démontre clairement que le prix de l’alimentation n’est CLAIERMENT pas assez élevé et cela se fait au détriment de la qualité sociale.

Si des gens prétendent voter à gauche et qu’ils consomment en regardant le plat cuisiné le moins cher, les produits moins chers, c’est que vraiment ils n’ont rien compris ou qu’ils se foutent de la gueule du monde !
Quand on regarde en Allemagne comment fonctionne l’industrie du porc pour vendre des barquettes de viande à 1.50€, il faudra m’expliquer en quoi ces gens contribuent à l’amélioration sociale. Car effectivement, les gens qui consomment ces produits moins chers, sont bien responsables de la dégradation de la qualité sociale.
SI les gens prétendent qu’ils achètent cela parce qu’ils n’ont pas les moyens ou qu’ils veulent économiser, ils peuvent alors s’estimer heureux de leur situation car les économies qu’ils prétendent faire, se fait justement sur leur propre qualité de vie.

De l’autre côté quand on voit l’Allemagne se plaindre que la Suisse favorise l’évasion fiscale et de l’autre côté cette même Allemagne traite ses employée et les employés polonais on peut vraiment se demander quelle légitimité l’Allemagne est en droit d’imposer “des manières de faire” à la Suisse.

C’est pourquoi afin de préserver la qualité de l’emploi et des produits, il faut taxer les produits low-cost.

Comme on dit toujours, “le moins cher, fini toujours pas couter plus cher“. Les produits low-cost coutent finalement très cher à la société.
Que ce soit au niveau des emplois, de la formation, de la participation à la communauté à travers les impôts, la qualité de vie le low-cost est en train de perturber la stabilité de notre économie, et ce de manière négative.
Même si on a l’impression sur le moment de faire des économies, au final, les répercutions à moyen terme vous font bien plus perdre que l’économie que vous pensez avoir faite et ré-améliorer la situation vous coutera encore plus cher (en argent et en sacrifice).

D’ailleurs comme le fait la gauche avec leurs préjugés du type « il a une grosse voiture, ça veut dire qu’il a du pognon, donc il peut payer aussi pour les autres », « il a une grande maison, ça veut dire qu’il a du pognon donc il doit payer pour les autres » et qui savent si bien dire aux autres comment ils doivent dépenser «De manière juste » leur argent, on peut donc tout autant se dire que « les gens qui consomment du low-cost font plein d’économie sur le dos des salariés et des travailleurs. De ce fait, comme ils économisent beaucoup d’argent, il est normal qu’ils partagent leur économie avec la société et payant une taxe sur les produits qu’ils achètent »

(quand des gens ont économisés toutes une vie et fait de nombreux sacrifices pour se payer une maison et qui se font ensuite considérer de « sale riche », ont fait pas mieux en terme d’insulte).

Avoir des prix élevés est bien plus positifs pour la planète que la culpabilisation et en termes d’économie durable.

  1. Les gens font attention à ce qu’ils achètent, ils ne laissent pas trainer leur achat dans une armoire.
  2. Quand un objet a de la valeur, les gens en prennent soin et ne se limitent pas à le mettre à la poubelle pour facilement le remplacer. Il cherche à le réparer et repecteront plus facilement l’objet et le service.
  3. Les gens  surconsomment beaucoup moins et achète ce qui est indispensable. Ils ne se goinfrent pas de produit sur-vitaminé inutile ou en ajoutant des produits inutiles pour le corps.
  4. Les entreprises pourront clairement fabriquer moins en consommant moins d’énergie, tout en gardant des finances saines.
  5. On y trouvera une vraie concurrence, à contrario de ce qui se passe aujourd’hui ou le modèle économique du low-cost ne fait en définitive que de réduire la concurrence en se basant sur des prix si bas. Dont la survie à long terme est en fait d’écraser ses concurrents pour avoir le monopole et ainsi avoir suffisamment de client pour survivre.
  6. Les entreprises pourraient construire des produits de qualité qui durent plus longtemps (et donc pollue moins) et compenser la baisse des ventes par l’augmentation du prix.
  7. L’entreprise améliorera les conditions d’emploi, ce qui permettra aux employés d’avoir plus envie de s’investir dans l’entreprise et ainsi améliorer les produits et service. Et l’employé pourra mieux penser à son travail plutôt que d’en trouver un parce que son contrat temporaire arrive bientôt à échéance.

Attention: La question n’est pas véritablement de vouloir faire des prix élevé pour avoir des prix élevés. Pas comme le font certaines entreprises frontalière implantées sur l’arc lémanique qui offre des produits et services de mauvaise qualité en employant des gens mal payé (Le domaine de la construction excèle dans ce domaine). Mais plus de bien se poser la question de savoir quelle qualité de vie vous voulez avoir et c’est en fonction de cela que vous fixerez les prix des choses pour financer cette qualité.

En vu de manifestation contre l’austérité dans certains pays d’Europe, on peut clairement se rendre compte que les gens en n’ont marre de voir leur qualité de vie baisser et demandent toujours plus en prestations tout en voyant leur salaire stagner.
Alors il faut bien se rendre compte d’une chose : Ce n’est pas les entreprises low-cost qui vont vous apporter une meilleure qualité de vie, un travail bien payé et un environnement de travail serein.

En consommant une entreprise low-cost, vous financez (et donc contribuez à répandre) exactement le modèle économique dont vous vous plaigniez.

 Si vous avez loupé :

Le prix des choses.
Les personnes qui vont faire leur course à l’étranger sont plus coupables que les « Vasella ».
La crise, le résultat des diplômés, des universitaires et des compétant.
A gauche toute!
Free, l’exemple même des raisons de la crise (qui n’en est pas une)
Pour aider l’Europe, la Suisse doit stopper de participer à l’évasion des compétents européens

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