Faut-il libérer Swiss International Airlines de l’imposition fiscale?

September 27, 2014
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On en parle régulièrement ces derniers mois, les entreprises d’aviations européennes commencent à tirer la langue avec l’arrivée d’entreprise arabes.

La majorité de ces compagnies aériennes européennes ont effectivement porté plainte auprès de différentes instances pour concurrence déloyale. En effet, à la différence de la majorité des compagnies européennes, les compagnies arabes ne paient pas d’impôts et peuvent donc se développer pleinement avec l’argent engranger.

Par contre voir des compagnies low cost comme EasyJet se plaindre de l’arrivée de ces compagnies, c’est un peu hôpital qui se fou de la charité… Comparativement, ces compagnies low cost porte de la même manière préjudice aux compagnies conventionnelles en jouant sur la qualité de l’emploi.

Donc entre des compagnie arabes qui ne paient pas d’impôts et qui peuvent bénéficier de tout le droit de leur travail pour se développer et des entreprises locales qui doivent soit jouer sur la qualité de l’emploi ou la pression fiscale, il est effectivement déloyale que notre gouvernement autorises aux compagnies étrangère de faire, ce qu’elle interdit aux compagnies locales de faire.

Le Canada a trouvé d’ailleurs une parade pour défendre sa compagnie nationale (je ne dis pas que c’est LA solution mais au moins le Canada tente au moins de défendre son économie). Le Canada limite effectivement le nombre d’atterrissage et de décollage aux entreprises non canadienne sur son territoire..

Alors je sais, les mauvaises langue vont dire que Swiss n’est pas une compagnie nationale, qu’elle est allemande etc…

Mais c’est là où l’on voit l’hypocrisie de ces personnes qui font des reproches de qualité de service et de prix à Swiss mais qui de l’autre côté font tout pour taxer encore plus cette entreprises alors qu’eux, subventionnent, par la consommation des ces entreprises, des models économiques qui ne participent nullement à l’effort collectif.

On peut donc jouer sur 2 tableaux:

  1. Avoir une qualité de service super élevée avec des prix super bas mais alors la compagnie ne pait pas d’impôts.

  2. Elle fait du low cost avec une qualité de service déplorable et revoit donc toute les CCT à la baisse, n’engage qu’au rabais mais continue de payer des impôts.

Mais il y’a un troisième tableau aussi. Certes qui ne ferait certainement pas plaisir aux investisseurs des compagnies conventionnelles. Dans un reportage du TTC sur RTS sur la question, on entend parler le directeur de Swiss que la compagnie doit rendre des comptes aussi aux investisseurs.

Autant le model économique d’investissement peut apporter de nombreux apports financiers, autant les investisseurs peuvent porter préjudice à la compagnie elle même. On le sait, les investisseurs sont plus intéressé par le retour sur investissement que sur la santé de la compagnie elle-même.

On a souvent entendu cette dernière décennie, qu’à cause de la mondialisation, les employées devaient se s’adapter aux changements, à la manière de travailler, etc… Peut-être que pour le monde du transport, c’est au tour des investisseurs de revoir leurs models et de devenir moins exigeant?

Ce qui réjouira certainement les “anti-capitaliste” mais qui retomberont très vite sur Terre, quand à la descente de leur avion qui donnant une image professionnelle et de haute qualité, verront qu’au delà, quand il faudra reprendre le travail, la qualité aura été perdue ailleurs (notamment la qualité de l’emploi).

Alors comme je l’ai toujours dit, on est tous le sponsor de l’économie. A vous de savoir quelle économie vous tentez de défendre… Mais selon les choix que vous faites, essayez être cohérent et donc ne venez pas vous plaindre ensuite si la qualité de votre emploi baisse ou que vos impôts et taxes augmentent (bon vous me direz que ceux qui n’en paient pas, s’en tapent, les “riches” n’ont qu’à payer)

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