Pourquoi l’extrême droite n’est pas prête de diminuer en Europe

September 4, 2015
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On ne peut le nier, le mouvement de migration qui se passe actuellement depuis certains pays musulmans, crée de fortes tensions au sein de l’Europe entre les personnes “ouvertes” et les personnes “fermées”. Ceci est d’autant plus flagrant depuis les vagues massives de personne qui fuient la Syrie ces dernières semaines et la mort du petit Aylan.

Pour débuter, il faut bien comprendre que je ne défends pas l’extrême droite ou même de justifier de propos agressifs ou haineux. J’essaie simplement de comprendre honnêtement les mécanismes qui amènent à cette situation et ce, en toute objectivité. Je parle ici de l’Europe et de la Suisse, les tensions qui se passent aux USA, n’ont rien à voir, la problématique étant complètement différente.
D’ailleurs, je ne comprends pas comment cela se fait que les intellectuels (qui ne cessent de parler de méthodologies objectives d’analyses pour tout et n’importe quoi) ne soient pas en mesure d’appliquer une méthodologie d’analyse objective pour comprendre les raisons de l’augmentation de l’extreme droite en Europe!?!
Ca me sidère sérieusement.
On a vraiment l’impression que certains se limitent à définir un “axe du bien” et “un axe du mal” alors que ce sont ceux qui ont été le plus virulent lorsque Bush a utilisé ces propos. Sans le dire, certains intellectuelles bottent en touche à chaque fois. Se limitant à dire qu’il faut “ignorer ces gens”, “lutter contre”, alors que c’est justement avec ce raisonnement que l’on créer exclusion et frustration.

 

Pour comprendre l’évolution de la montée de l’extrême droite, il faut prendre conscience que ceci est un SYMPTOME. On ne nait pas d'”extême droite”, on ne nait pas “raciste”. C’est un environnement qui créer cela. ce sont des conditions qui poussent les gens à aller dans l’extrême.
Et il y’a un mécanisme qui créer cela socialement. C’est l’exclusion qui créer de la frustration.

En premier, pour prétendre à une augmentation de l’extrême droite en Europe, on considère donc qu’il y’avait moins d’extrémisme avant…
Mais avant quoi?

C’est là toute la question… et c’est certainement ce qui va permettre de comprendre cette évolution du racisme en Europe.

 

Les européens sont soumis à de fortes pressions

Ces 20 dernières années, l’Europe a beaucoup changée, les citoyens européens de tous pays ont été soumis à de très fortes pressions sociales, à de grands changements et ont été malgré tout, forcés à de grandes remises en question.

Ca ne parait peut-être rien aujourd’hui, mais ces 30 dernières années il y’a eu un bon ENORME dans la manière d’appréhender notre société et nos pays au sein de l’Europe. Et cela ne s’est pas fait en douceur. Malheureusement, l’Europe ne s’est pas faite avec les citoyens européens. A aucun moment, les citoyens n’ont été mis à contribution pour bâtir cette Europe. Seule une élite intellectuelle a créé des principes et valeurs de bases (de manière totalement unilatérale), sans le moindre consentement du peuple européen. On a d’ailleurs vu ce qui se passait quand un peuple le refusait, il devait revoter “juste”. Si des personnes ne sont pas d’accord avec ces propos, merci de m’expliquer en quoi les peuples européens ont participé.

Pour les personnes qui défendent ces principes de libre passage, cela parait simplement évident.
Cependant, il n’en est rien pour les personnes ayant une autres vision de la leur. Et contrairement à que certains aimeraient faire croire, tout le monde en Europe n’adhère pas à cette vision là.

La première grande erreurs de l’élite et des personnes qui soutiennent ces points, c’est de considérer que c’est la seule “juste” manière morale de procéder.

Ce qui est vraiment surprenant, c’est que des experts n’aient pas été capables de voir la problématique à long terme que de forcer 300 millions d’individus à changer de style de société.
A force de se voiler la face, certains intellectuels vont vite déchanter. A default d’avoir voulu se simplifier la vie à modeler “Leur Europe” en refusant de faire le moindre compromis, concession sur leur vision de l’Europe, ils risquent de faire perdre 30 ans d’Europe et de faire capoter tout le projet européen.

 

Le refus du gouvernement  de faire participer les européens

Ce qui est intéressant, c’est que l’élite européenne reconnaisse des tensions en son sein mais préfère courir le risque de faire éclater l’Europe, plutôt que de reconstruire une base avec les européens. Car contrairement aux moralistes, ils est fort à parier que la population européenne acceptent la libre circulation et l’ouverture des frontières si cela ce se faisait démocratiquement.

Voilà un paradoxe… c’est que les dirigeants européens prétendent que ce que la manière dont ils bâtissent l’Europe, est ce que veut la population européenne. De l’autre côté, ils ne veulent pas prendre le risque de le demander aux européens démocratiquement. Ce qui pourtant ferait impliquer les citoyens européens. Au pire, s’ils ont tort, c’est simplement qu’effectivement, ils ne représentent pas démocratiquement le peuple européen, à eux de ce faire à cette idée aussi et à l’accepter, donc.

Mais attention, je ne parle pas de votation sur un pack d’un millier d’éléments, telle qu’une constitution, je parle d’éléments précis. Et on peut le voir au niveau mondial, les pays qui ont une démocratie directe, ont beaucoup moins de tension au sein de leur population. Une défaite démocratique est bien mieux accueillie que quand elle est imposée par une élite. Aussi simple que cela…

Mais ce n’est pas près d’arriver, nous le savons. Depuis le temps que l’on parle de l’exemple de la démocratie directe suisse, l’Europe n’a rien mise en place à ce qui pourrait ressembler de loin…

 

Un projet européen somme toute très intéressant.
Eh oui, contrairement à ce que ce que les auto-proclamés pro-europe refusent d’entendre, quand on discute avec les gens qui ne sont pas favorable à l’Union européenne, c’est qu’ils sont surtout réticents à joindre l’Union Européenne de la manière dont elle façonnée aujourd’hui.
Là encore un autre paradoxe, c’est que les gens qui sont “contre” cette union européenne ne sont absolument pas pour une fermeture hermétique de nos frontières.

Il faut quand même avouer qu’il y’a 30 ans arrière, la Suisse n’était pas un pays cloturé. A entendre certains, on a l’impression que la Suisse était toute seule dans son coin. Alors que c’est ARCHI FAUX!.
La Suisse a toujours eu de très bonnes relations avec la majorité des pays européens avant même que l’Europe de Maastricht ne débute. Et voilà le plus grand paradoxe… Micheline Calmy-Ray qui n’a fait que se concentrer sur Bruxelles, a complètement mis à mal les bonnes relations directes que nous avions avec nos voisins (ce qu’avait même relevé Didier Burkhalter) en discussant uniquement avec l’Europe.

L’Europe aurait très bien pu être construite avec une démocratie directe. C’est ce que les intellectuelles sont incapables de comprendre, ils croient que seule leur manière de penser amènera à une Europe “parfaite” avec une paix “parfaite”, sans la moindre once d’extrémisme. Ils sont se autoproclamé porte parole de toute la population européenne…

 

On n’a jamais résolu les problèmes d’extrémismes en excluant les populations

Pensez un peu si c’était des partis comme l’UDC qui excluait les idée des autres?
Dans ce sens là, on aurait déjà eu droit à de grandes manifestations de la gauche…

C’est une des raisons pour laquelle les gens votent de plus en plus “extrême”, car ces personnes n’ont pas été entendue sur la moindre question depuis le départ. Donc plus les élites font avancer l’Europe dans “leur” direction, plus les écarts seront grands et plus les gens vont se sentir exclus , frustrés. Ils recourront donc à des idées ou solutions toujours plus extrêmes. Idées qui qui seront simplement inversement proportionnelles à l'”ouverture” imposée par les élites).
Eh oui, vous le comprenez, les “élites” qui ont voulu à tous prix éviter de construire une Europe avec des extrémistes, ont simplement favorisé l’inverse par leur choix unilatéraux.

La construction d’une Europe par ses citoyens, n’aurait sous doute pas été si “ouverte” mais de l’autre côté, l’extrême droite n’aurait simplement pas autant évoluée en Europe.
Je précise “N’aurait pas autant évolué”, je ne prétends pas qu’une démocratie directe va résoudre tous les problèmes d’extrémismes. Mais même dans les rangs de l’UDC, très peu de gens défendent le nazisme, les VRAIS EXTREMISTES. Il faut être vraiment de mauvaise foi pour prétendre le contraire.
Les majorité des gens qui votent UDC ou des partis très à droite, était encore tout à fait fréquentable il y’a 15 ans. Seulement aujourd’hui, aucun parti ne prend la peine de répondre à la moindre de leur vision. Les partis ne doivent donc pas reprocher à des gens à chercher ailleurs ce qu’eux même sont incapables d’offrir.

 

La démocratie, c’est aussi d’accepter les idées des autres
La Suisse est un exemple parfait pour le comprendre. Pendant longtemps les résultats de votation populaire ont été acceptée par la population. et comme je l’ai dit:


La démocratie fonctionne grâce au fait que les perdants acceptent pleinement les résultats de votations. C’est dans les pays où l’on refuse les résultats démocratique qu’ils y’a le plus de corruption, et problèmes sociaux-économiques.
En Suisse, c’est exactement l’inverse qui c’est passé ces 15 dernières années. Les initiatives favorables à la droite ont très souvent été combattue par la gauche (EEE, Minarets, expulsion des criminel étranger, le “9 février” sont les premiers exemples qui me viennent en tête). C’est toujours les mouvements de gauche qui tentent de faire “revoter”, de faire invalider des résultats et de constamment remettre en question des résultats. Ce comportement constant de remettre en question ce que le peuple décide, contribue grandement à l’extrémisation des idées.
Donc oui, l’Europe aurait très bien pu se construire avec la participation des européens et cela aurait bien moins créé de tension au sein de l’Europe. Certes moins idéaliste mais au final, ca aurait eu pris plus de temps… Mais qu’est-ce qui est mieux?
D’être moins idéaliste mais en accord ou idéaliste mais en désaccord?

 

Les médias musèlent la population.

Un autre gros problème, c’est que les médias (les médias autoproclamé neutres mais largement orienté à gauche) considèrent comme acquis l’ouverture des frontières, la liberté de mouvement au sein de l’Europe. Ce qui dans la constitution européenne est parfaitement juste mais dans la réalité, pour un grand nombre de personne, ce n’est absolument pas assimilé. Et ne le sera sans doute jamais avant que ces personnes aient eu le droit de donner leur avis démocratiquement (ou d’accepter une défaite démocratique).

 

Je suis particulièrement surpris de la main mise des médias sur le sujet de l’immigration et la manière dont les médias ont réussi à prendre en otage intellectuellement la population, en excluant catégoriquement de la discussion, toutes opinions remettant en question la politique d’asile de l’Europe (exclusion & frustration).

Il y’a encore peu, ils essayaient au moins de comprendre l’avis des autres personnes. Essayaient d’écouter les arguments des uns et des autres.
Et ce qui ne va pas arranger les choses, c’est que les médias ne se contentent pas d’ignorer les personnes qui ne partagent pas leur avis sur l’asile, ils détourent purement et simplement ce qui été dit pour décrédibiliser leurs détracteurs.

Quand on voit le journal “Le Monde” dans cet article qui essaie de décrédibiliser toutes les personnes qui tentent de se plaindre de la manière dont est gérée la vague d’immigration qui se passe depuis la Syrie, en se justifiant que les images utilisées ne soient chronologiquement ou géologiquement pas correct par apport à la réalité, c’est juste scandaleux.
“Le Monde” tente de discréditer ces personnes alors qu’il y’a bien eu plus de 220’000 morts depuis le début du conflit et de nombreux enfants sont morts.

 

La partialité des médias


Quand un journal tente de faire passer ceux qui relèvent des faits non favorable au réfugiés pour des xénophobes ce n’est vraiment pas honnête. (Je ne défends pas pour autant les gens qui prétendent que la mort du petit Aylan est une supercherie)

Alors que si l’on prend un peu la peine d’écouter les personnes qui ne partagent pas la manière dont est géré cette crise, on s’aperçoit que ces personnes aimeraient avant tout, aider les personnes sur leur terre afin qu’elles n’aient pas à la fuir. Ce qui n’a vraiment rien d’extrémiste.
Objectivement parlant, il faudra m’expliquer en quoi il est plus “extrémiste” de vouloir agir sur le terrain que de simplement regarder PASSIVEMENT ce qui s’y passe. Tout cela grâce aux “pacifistes” qui ont réussi à rendre les armées occidentales complètement inutiles, même quand il s’agit d’éviter les 220’000 morts et 4 millions de réfugiés que la guerre de Syrie a créé. Certaines armées ont été pour moins que ca en Libye.
Obama qui je cite “n’est pas Bush”, n’a jamais voulu se mouiller (même l’ONU ne fait RIEN) et c’est ce sont les personnes qui demandent d’agir que l’on traite d’extrémiste???

On vit dans une période où personne ne se plain que l’ONU ne fait rien et les médias font passer les gens qui demandent que l’on agisse sur place pour des extrémistes…

Il est d’autant plus impressionnant de voir sur Twitter et “social” médias, les journalistes, souvent relever des messages en faveur des migrants, des actes de violences à l’encontre des migrants et des réfugiés, alors qu’ils ne relèvent JAMAIS les faits divers où des réfugiés ou migrants qui commettent des actes de violences envers la population européenne. Ceci n’est pas une opinion, c’est un fait mesurable et quantifiable et ce, en toute impartialité.

 

Ceci se passe à différents niveaux, européen et même suisse. Quand je vois le PLR ou PDC autant mépriser le parti UDC, ou botter en touche envers toutes personnes qui ne veulent ni des bilatérales, ni de l’Europe ca me sidère. Pour un parti qui a eu la main mise sur la Suisse pendant longtemps alors que l’on sait que les lois, les règles des 1900 à 1980 étaient bien plus strictes que celles défendues par l’UDC aujourd’hui, c’est l’hôpital qui se fou de la charité..

Car c’est bien à cela que l’UDC doit son succès. Ce n’est pas comme dirait Christophe Darbellay, une “extrêmisation des idées” mais bien l’abandon du PLR et du PDC de la rigueur civique et de la discipline. Et les générations qui ont trouvé ces valeurs importantes à leurs yeux, n’ont été soutenue que par l’UDC.

Alors quand des membres du PLR mépriser des membres de l’UDC, ils sont bien mal placés car il y’a encore 30 ans, ce parti défendait les même idées. C’est d’ailleurs à partir du moment ou ces partis ont commencé à se “socialiser”, que l’UDC a pris de plus en plus de poids. Car il faut se rappeler que le PLR, étant un parti de consensus et de compromis a dû faire face durant les années 1990, à de fortes revendications de la part de la gauche (C’était la période où la gauche défendait haut et fort l’Europe, L’ONU, la lutte anti-racisme, la lutte anti religion (enfin… surtout le christianisme), les fonds en déshérence, etc…) a fait beaucoup de compromis socialement parlant, tout en se laissant culpabiliser par la gauche.

 

 

Savoir de quel racisme on parle, savoir de quelle “extrémisme” on parle.
Quand on dit que l’UDC est un parti d’extrême droite, c’est insulter toutes les victimes des nazis et autres organisations racistes  promouvant la haine, la violence et la méchanceté (j’ai encore jamais entendu l’UDC encourager les gens discriminer des étrangers, désolé… à part quelque Nazi/hooligan qui ne représente rien de l’UDC) qui ont été victime, qui sont mortes à cause d’idées racistes.

Aujourd’hui, certains considèrent l’UDC comme d’extrême droite alors que c’est un parti qui ne fait que défendre les idées politiques d’il a 30 ans en arrière en Suisse et largement défendue par le PDC et le PLR (JAMAIS ces partis n’ont été considéré comme raciste auparavant).
La Suisse n’était de loin pas considérée comme un pays d’extrême droite, au contraire. Pour rappel, c’est une période où les suisses avaient encore la réputation d’être des gens tolérants, disciplinés, éduqués et la Suisse un pays propre.
De plus les discours de l’UDC aujourd’hui sur l’immigration européennes étaient largement partagées au sein même du PLR il y’a 30 ans.

Cependant et il ne faut pas être naïf, cela ne veut pas dire que des personnes ayant des idées d’extrême droite n’aient pas joint ce parti. Il ne faut pas croire qu’un parti soit une seule entité. Comme tous les partis, ils représentent un regroupement de personne ayant des idées bien divergentes. D’ailleurs même au parti socialiste, tous n’ont pas les mêmes idées sur tous les sujets. Ce n’est que faire du procès d’intention de faire dire à l’UDC ce qu’il n’a jamais dit.

 

Voilà donc pourquoi l’Extrémisme de droite n’est pas prêt de disparaitre de l’Europe, car c’est l’entêtement et l’obsession des intellectuelles à vouloir à tout prix enrayer et lutter contre l’extrême droite en Europe qui paradoxalement créer cet extrémisme.

Les idées de chacun ne sont pas plus dommage que celles des autres, et ce n’est pas à l’unique élite intellectuelle de définir ce que l’Europe doit devenir.

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